Depuis Canberra où il s’acquitte de sa mission parlementaire avec un grand sens du devoir et des responsabilités, Ed Husic, le premier député musulman à avoir été plébiscité par les urnes en 2010 pour siéger dans les rangs travaillistes, sous la coupole du temple législatif, est sorti de ses gonds en entendant Trump, droit dans ses bottes, camper sur ses positions liberticides, discriminatoires et islamophobes.

Ce juriste de formation qui fait la fierté de ses parents originaires de Bosnie, non seulement pour être entré par la grande porte dans l’histoire de la politique australienne, mais aussi pour ne rien renier de ses valeurs musulmanes au point d’avoir fait sensation en prêtant serment sur le Coran, a laissé éclater son indignation devant le maintien, ferme et irrévocable, de l’interdiction d’entrée aux Etats-Unis infligée aux ressortissants iraniens, syriens, yéménites, somaliens, libyens et tchadiens.

« Je pense que c’est une grave erreur pour un pays qui parle autant des libertés et se targue de les préserver, de fermer les portes aux gens de cette manière, de surcroît à cause de leur religion. Depuis 2005, je voyageais chaque année aux États-Unis, mais je suis en train de changer d’avis au sujet de ces voyages dans l’avenir », a-t-il martelé récemment.

Face à ses pairs de la représentation nationale, Ed Husic s’est insurgé contre l’ostracisme anti-musulmans qui porte le sceau du triste sire qui, depuis sa tour d’ivoire très bling-bling de Washington, préside aux destinées d’un pays que l’on idéalise encore comme un parangon des libertés et de la démocratie, mais jusqu’à quand ?

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